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Encore un effort, M. le président de la CUN !   
01/04/2008

Il y’a quelques semaines, nous évoquions la mesure spectaculaire prise par les autorités de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) dans le sens de l’assainissement des grands marchés de Nouakchott. Beaucoup de nouakchottois y avaient vu un coup d’épée dans l’eau, d’autres y voyaient de la poudre que les agents de la CUN jetaient aux yeux des citoyens pour leur faire croire qu’ils travaillaient.



Quelle position parfaitement compréhensible si l’on tient compte des mille et une mesures similaires prises dans le passé et qui ont brûlé comme un feu de paille car n’ayant jamais connu de suivi ! Mais, Tss, tss, cette fois, ô miracle ! Les dites autorités sont restées sur place pour suivre la bonne exécution de la grande œuvre qu’elles ont mise en branle. C’est pourquoi, depuis plus d’un mois, quiconque passe du côté du marché de la Capitale, note que les allées demeurent toujours dégagées mais aussi qu’un camion des services de la commune est continuellement en station et qu’au fond de sa caisse, on peut apercevoir des baluchons pleins de voiles saisis, des tableaux garnis de montres et de lunettes de pacotille et, c’est là où réside le hic. En effet, les services communaux ont dans un premier temps, mis en place des gendarmes, ensuite, des éléments de la Garde Nationale afin d’assurer l’observation de la mesure mais ces deux corps, n’ont pas duré sur les lieux, puis, on a vu arriver les poulets. Vous connaissez autant que moi le degré d’engagement de ces fonctionnaires, et les petites combines d’avec les fauteurs et les deals entre secteurs ont naturellement fleuri dans tous les compartiments du marché. Mais le plus inquiétant est que depuis quelques jours, des personnes revêtues de tenues sur lesquelles on peut lire : « Sécurité de la CUN » se substituent aux policiers et pratiquent des opération de saisie de voiles, de chaussures et d’articles divers sur la devanture des boutiques. Ce qui fait problème aussi, c’est que ces personnes, à priori, n’étant investies d’aucune autorité légale en faisant le boulot des autres, tombent dans le zèle et brouillent les cartes. C’est pourquoi, il faut mettre le holà. D’autre part, ces marchands qu’on a chassés ne peuvent pas continuer à errer pour toujours. Ils ne vivent que ça. Il faut leur proposer quelque chose tout de suite. Quand on enclenche une entreprise d’une telle envergure, il faut finir le boulot. Ce qui est loin d’être le cas à ce jour.
Biri N’Diaye


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